Arrêtons de célébrer notre histoire en catimini

2 min de lecture

Mai est, par excellence, le mois des commémorations, et l’année 2026 ne déroge pas à la règle. Aux quatre coins du territoire national, la France s’apprête à honorer la mémoire des abolitions de l’esclavage. Du 10 mai (Journée nationale des mémoires de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions) au 23 mai (hommage aux victimes de l’esclavage), le calendrier national s’articule avec les dates propres à chaque territoire : le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe et à Saint-Martin, le 10 juin en Guyane, ou encore le 20 décembre à La Réunion.

Pour l’analyste Jean-Claude Beaujour, ces moments forts ne doivent pas être cantonnés à des commémorations purement locales ou périphériques. Il est temps de comprendre que cette histoire n’est pas « l’histoire de l’Outre-mer », mais bien l’histoire de France, avec ses zones d’ombre et ses éclats de lumière.

Faire Nation autour d’un récit commun

Bien que ce passé reste douloureux et lourd de souffrances, Jean-Claude Beaujour nous invite à y puiser les clés pour bâtir un destin commun. Intégrer pleinement ce récit à l’histoire nationale est le seul moyen de panser les blessures historiques, mais aussi de donner tout son sens à la promesse républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité

Reconnaître et diffuser cette mémoire, c’est accepter pleinement dans la communauté nationale des hommes et des femmes qui ont toujours été des citoyens français à part entière. L’éditorialiste lance ainsi un appel fort et solennel à l’ensemble du pays : « Arrêtons de célébrer cette histoire en catimini, car elle est notre histoire, sans aucune réserve. »

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *